Qu’est-ce que le freezing dans la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative qui se caractérise par la destruction de certains neurones impliqués dans le contrôle des mouvements. Selon certaines estimations, il s’agit de la deuxième maladie neurodégénérative en France après maladie d’Alzheimer. Elle touche environ 120 000 personnes. Un tiers des personnes atteintes de la maladie de Parkinson connaissent des épisodes de freezing. Pour ceux qui ont déjà fait 10 de maladie, ce chiffre passe à plus de deux tiers, soit 70 %.

Le freezing représente l’un des symptômes courants de la maladie de Parkinson. Lorsque la maladie arrive à ce stade, le patient se raidit lors de la marche et se trouve dans l’incapacité de poursuivre l’effort. Il existe bien heureusement des méthodes simples pour lutter contre ce symptôme. Zoom complet sur ce problème qui peut limiter la mobilité et contribuer à réduire la vie sociale des personnes qui en souffrent !

Le freezing : définition

Pour en venir aux faits, le freezing se caractérise par une immobilité soudaine d’une personne souffrant de la maladie de Parkinson. Cela peut durer quelques secondes, voire quelques minutes selon les cas. Concrètement, le patient a généralement l’impression que ses pieds sont collés au sol lorsque le freezing se manifeste. Il se retrouve dans l’incapacité de transférer le poids de son corps sur une jambe afin d’avancer. En d’autres termes, il piétine. C’est généralement la cause de nombreuses chutes chez les parkinsoniens.

Le freezing : causes

Les causes n’ont pas encore été clairement définies. On soupçonne toutefois un certain nombre de facteurs déclencheurs chez les personnes souffrant de la maladie de Parkinson. Par exemple, le sous-dosage de médicaments dopaminergiques peutentrainer le freezing : c’est ce qu’on appelle phase pseudo « on ». Pareil, si vous ne les prenez pas du tout : phase « off ». Bien que ce soit rare, il arrive aussi que même la prise de certains médicaments comme la Lévodopa soit un facteur de risque : c’est la phase « on ».

Lorsqu’une personne souffrant de la maladie de Parkinson marche ou s’apprête à marcher, les situations de stress suivantes sont très souvent propices au déclenchement du freezing : sortie d’ascenseur, espace ouvert ou encombré, passage de porte, ou changement de surface au sol, etc.

Le freezing : solutions

En général, le freezing n’est pas très sensible aux traitements médicamenteux. Cependant, si vous manifestez des épisodes de freezing pendant les phases « off », modifier le type de médicament que vous prenez ainsi que les périodes où vous les prenez peut vous aider à en réduire la fréquence. Pour ce faire, vous devez d’abord en parler à votre médecin. Modifier votre traitement ou arrêter soudainement de le prendre, sans le consentement d’un spécialiste, peut être dangereux.

Lorsque le freezing n’a rien à voir avec les médicaments, le stimulus sensoriel (auditif ou visuel) est très souvent utilisé comme solution. La kinésithérapie est une autre solution pour lutter contre le freezing, avec une rééducation orientée sur les troubles de la marche.

Les activités physiques régulières sont également recommandés. Autant que faire se peut, il faut par ailleurs privilégier des activités impliquant une mobilisation des capacités motrices et rythmiques. Il s’agit en l’occurrence de certaines activités physiques adaptées, de la danse, du tai-chi, ou même de la marche nordique.

Quelques astuces

Face à un épisode de Freezing, il faut adopter une certaine conduite pour en sortir plus rapidement. Voici quelques recommandations données par l’American Parkinson Disease Association dans ce sens :

  • Effectuer un mouvement différent, puis réessayer d’aller vers l’avant. En l’occurrence, vous pouvez lever un bras, vous toucher la tête, pointer vers le plafond. L’objectif ici est de modifier le centre d’attention.
  • Changer de direction : vous pouvez décaler sur le côté avant de rebrousser le chemin.
  • Visualiser un objet qui se trouve devant soi sur le sol et essayer de marcher dessus.
  • Faire un pas en arrière, puis repartir vers l’avant. Il s’agit en quelque sorte de « reculer pour mieux sauter », ou dans ce cas reculer pour mieux avancer.  
  • Marquer des pas sur place puis avancer.
  • Pointer du bout des doigts la direction que l’on souhaite prendre. Ensuite, avancer en prenant soin de bien balancer les bras.
  • Tapoter sur la jambe à utiliser pour faire le prochain pas avant d’entamer le mouvement.
  • Faire un décompte de 1 jusqu’à 3 puis avancer. En l’occurrence, ça peut être « 1, 2, 3 ; c’est parti ! »
  • Fredonner une chanson et se synchroniser au rythme de la musique pour relancer le mouvement vers l’avant.
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