Quelles plantes contre l’incontinence et autres maladies urinaires ?

Les problèmes urinaires comme l’incontinence ont des origines innombrables et concernent tous les âges. La nature peut aider à rétablir une vessie hyperactive ou à réduire le volume urinaire. Elle offre des alternatives satisfaisantes en complément aux traitements médicaux.

Quelles plantes sont efficaces contre l’incontinence et autres infections urinaires ?

On entend souvent des plaintes de fuites urinaires au cours des infections de la vessie ou des reins. Une cystite, par exemple, est caractérisée par des douleurs au moment de la miction, l’augmentation des besoins d’uriner, mais surtout de l’apparition d’une envie irrépressible appelée incontinence par impériosité. Lorsque le tractus urinaire est colonisé par des bactéries, la vessie se contracte de façon désordonnée. La plante buchu, originaire de l’Afrique du Sud, a des propriétés antimicrobiennes et antifongiques. Elle se prend en infusion ou en gélules. L’échinacée, originaire d’Amérique du Nord est immunostimulante et elle est vendue sous forme de gélules et de racines à boire en infusion. D’autres plantes comme la canneberge sont utilisées pour acidifier les urines, les rendant impropices au développement des bactéries pathogènes. La canneberge est commercialisée sous forme de jus sans adjonction de sucre. C’est la boisson recommandée à ceux qui souffrent d’infections urinaires récidivantes.

Les plantes astringentes

Certaines herbes qui agissent sur les hémorragies et les pertes liquidiennes sont bénéfiques sur l’incontinence urinaire. Par exemple, l’aigremoine est une plante vivace dont on utilise les fleurs en infusion ou en poudre pour guérir des hémorragies. Elle est utilisée à une dose de 900 mg par jour. L’infusion peut être bue 3 à 5 fois dans la journée. Les noix de cyprès sont réputées pour leurs propriétés vasoconstrictrices. Elles renforcent également le tonus vésical. De ce fait, elles agissent efficacement sur les troubles urinaires et prostatiques, constituant ainsi une thérapie additionnelle en cas d’atteinte de la prostate. Pour le traitement, on utilise 20 g de cônes de cyprès à infuser 10 minutes dans 1 litre d’eau à boire pendant 5 jours. Il vaut mieux éviter l’ingestion de cette décoction si on est enceinte ou si on souffre de maladie auto-immune.

Les plantes anti-inflammatoires

La verge d’or verte est une plante qui réduit la formation des calculs rénaux et qui purifie l’intérieur de la vessie. Le cœur de palmier sauvage est recommandé aux hommes qui souffrent d’une incontinence en lien avec une hypertrophie de la prostate. La prêle est recommandée pour ses effets anti-inflammatoires utiles à la guérison d’une prostatite concomitante. Le buchu cité précédemment possède en plus de ses propriétés antimicrobiennes des propriétés anti-inflammatoires. Il agit donc aussi sur l’incontinence par impériosité en réduisant l’inflammation des voies urinaires. Un autre composé, la quercétine, est aussi recommandé pour son action identique. Ce flavonoïde issu de végétaux est présenté en gélules. Il se consomme à raison de 200 à 400 mg par jour à diviser en 3 prises. Enfin, le Gosha Jinki Gan est une formule japonaise composée de plusieurs herbes qui réduit l’hyperactivité vésicale et diminue le flux urinaire. La plupart de ces plantes ne présente pas de dangers. Toutefois, un avis médical reste indispensable pour éviter les interactions avec les traitements déjà entrepris.

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