Comment soigner une escarre ?

On estime à Plus de 85 % le nombre de patients qui développent au moins une escarre durant leur vie. En France, le taux de prévalence de cette pathologie est de 8,6 % chez les patients hospitalisés. De quoi s’agit-il exactement ? L’escarre est une plaie qui se forme au niveau des zones d’appui des personnes alitées ou immobilisées et qui peut être profonde dans certains cas. Elle est due à une nécrose localisée de la peau et des tissus mous. Particulièrement douloureuses et difficiles à soigner ou à cicatriser, les escarres aggravent souvent le handicap de la victime et peuvent même entraîner des lésions irréversibles.

C’est pour cette raison que la prise en charge doit être rapide et efficace. Dès les premiers signes, les escarres passent par différents stades pouvant conduire à une plaie pouvant aller jusqu’à l’os et, dans certains cas, nécessiter une intervention chirurgicale. L’idéal serait bien évidemment de ne pas arriver jusqu’à cette phase (traitement ou chirurgie). Pour ce faire, utiliser des moyens préventifs peut s’avérer nécessaire. À défaut, la prise en charge s’imposera naturellement.

Pour les personnes âgées qui sont souvent couchées, les escarres sont une des principales causes de souffrance et de découragement.

Quelle population à risque pour les escarres ?

Le nombre de personnes touchées par les escarres est estimé à 300 000 ; 14 000 en meurent chaque année. Avec un taux de 3 %, les personnes alitées et hospitalisées sont de manière générale les plus exposées à cette pathologie. Dans cette fourchette, les personnes hospitalisées et âgées de plus de 65 ans sont celles qui en souffrent le plus, avec un taux de 22 %.

Quel est dès lors le principal facteur de risque à l’origine des escarres ? Pour en venir aux faits, il s’agit de l’immobilisation prolongée et excessive. Rester couché pendant une longue durée quand on est malade et rester immobilisé en fauteuil roulant sont des situations qui favorisent l’apparition des escarres. Face à de tels cas de figure, il faut être particulièrement attentif pour éviter de mauvaises surprises. Comme astuce, effectuer des changements de position toutes les heures peut s’avérer bénéfique.

Prise en charge des escarres

Au rang des plaies cutanées les plus difficiles à soigner, l’escarre occupe une place de choix. La déceler tôt est crucial pour la prise en charge. Pour cela, il faut vérifier régulièrement les zones de pression. Le facteur financier est également important, car le traitement des escarres peut être coûteux selon la gravité de la plaie. On distingue trois différents stades de prise en charge.

Le premier stade est beaucoup plus préventif et consiste à appliquer des mesures préventives visant par exemple à réduire les zones de pression. Comme autre mesure préventive, vous pouvez également inspecter régulièrement la peau pour détecter les signes d’amélioration ou d’aggravation. Vous pouvez également utiliser du matériel anti-escarre comme des matelas et des coussins spécialement conçus à cet effet.

Les stades 2 et 3 sont curatifs et impliquent des soins locaux. Pour commencer, il faut au préalable nettoyer correctement la plaie avec du sérum physiologique. Pour éviter des lésions supplémentaires, il faut tapoter avec délicatesse. L’utilisation des antiseptiques n’est pas vraiment ce qu’il y a de mieux pour ce type de plaie.

Après l’étape du nettoyage, il faut ensuite procéder au retrait des tissus nécrosés. Une pommade à base de trypsine est recommandée à ce niveau. L’enzyme protéolytique qu’elle contient favorise le décollement des nécroses sans fragiliser davantage les tissus cutanés.

La troisième étape est dédiée au pansement, puisque la cavité lésée est déjà comblée, grâce à l’élimination de la peau nécrosée. Pour favoriser une bonne cicatrisation de l’escarre, la méthode utilisée pour le pansement doit permettre de garder la plaie humide. Certaines formes de pansement ont été spécialement conçues à cet effet.

Les plus utilisés sont les pansements de type tuile et hydrocolloïdes, surtout pour les escarres peu exsudatives. Lorsque l’escarre est exsudative, il faut privilégier les pansements hydrocellulaires.

Durant tout le processus de cicatrisation, il faut continuer de respecter les mesures de prévention pour que tout se déroule sans accroc. Entre autres, il faut maintenir un bon apport en protéines qui sont réputées essentielles à la formation de nouveaux tissus. Même après la cicatrisation, il faut rester prudent, car une escarre cicatrisée demeure plus fragile qu’une peau saine.

Le miel naturel est également une solution alternative pour aider à la cicatrisation d’une escarre. En tant que substance antiseptique et antibactérienne, il renferme des propriétés cicatrisantes uniques, surtout le miel de manuka IAA 18+.

La nutrition est aussi très importante pour soigner les escarres notamment chez les personnes âgées qui manquent souvent de protéines.

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