Couches pour incontinence des personnes âgées ou malades : comment les choisir, prix, peuvent-elles être remboursées ?

L’incontinence est un problème de santé qui se caractérise par des pertes urinaires involontaires et incontrôlables. Avec un taux de prévalence de près de 6 %, soit environ 4 millions de Français, cette pathologie reste aujourd’hui un sujet tabou.

L’incontinence touche énormément les personnes âgées et dépendantes. Très souvent d’ailleurs, les personnes qui arrivent en EHPAD deviennent incontinentes car au lieu de les accompagner aux toilettes, on préfère leur mettre des protections.

Même si elle touche particulièrement les femmes, il est à noter que les hommes ne sont pas en reste. Sa prise en charge dépend du niveau de gravité et des médicaments. Pour ce qui est de l’achat des protections urinaire, la sécurité sociale et la CPAM ne remboursent pratiquement rien. Seuls les Centres communaux d’action sociale, et le Conseil général de votre département ou de votre mutuelle peuvent vous assister financièrement .

Comment choisir les couches pour incontinence ?

Tous ceux qui souffrent d’incontinence savent que l’humidité et l’odeur dues aux fuites peuvent très vite devenir une source d’humiliation et parfois d’isolation sociale. Lorsque la rééducation périnéale ou l’intervention chirurgicale ne suffisent pas à mettre un terme au problème d’incontinence urinaire, le recours à une couche pour incontinence s’impose naturellement si la personne est gênée par les fuites. Elle permet d’absorber les fuites urinaires moins sévères quand on prend la peine de choisir la taille et la qualité qu’il faut. Les critères à prendre en compte pour choisir une protection qui réponde au mieux à vos besoins sont entre autres :

  • Le degré de mobilité : on distingue trois niveaux de mobilité pour les protections — mobile et autonome, mobile et dépendant et alité. Le premier peut se retirer de manière autonome et facilement. Le deuxième est un change complet avec ceinture. Le troisième est un change complet à adhésifs.
  • Le tour de la taille : maitriser sa morphologie facilite considérablement le choix d’une protection urinaire. Par exemple, une taille adéquate de slip absorbant, ou d’un change complet garantit un confort maximal.
  • Le volume de perte : pour une incontinence légère, la protection doit avoir une capacité d’absorption de 80 à 500 ml. Pour une incontinence modérée, elle doit être de 500 à 2000 ml. Pour une incontinence sévère, la capacité d’absorption doit être de 2000 ml et plus.
  • Le type de perte : bien que l’incontinence soit très souvent urinaire, on retrouve parfois des cas d’incontinence fécale. Dans ce cas, il faut utiliser des protections équipées de barrières antifuites.

Dépenses liées à l’incontinence

Que ce soit pour le patient ou pour la sécurité sociale, les dépenses inhérentes à l’incontinence sont élevées. La sécurité sociale dépense environ 3,5 milliards d’euros par an sur l’incontinence urinaire pour couvrir les frais médicaux et l’achat de certains médicaments. Les autres dépenses sont à la charge exclusive du patient.

Au niveau du patient, les dépenses sont fonction du niveau de gravité. Un patient peut dépenser entre 80 et 150 € par mois rien que pour l’achat des protections. Le moins qu’on puisse dire est que les vendeurs ne se battent pas pour faire baisser les prix.

Sauf quelques exceptions, les charges financières inhérentes aux protections absorbantes relèvent exclusivement de la responsabilité du patient.

Remboursement en cas d’incontinence

L’incontinence ne bénéficie pas d’une prise en charge complète. Hormis les cas de dépendance ou de maladie, la Sécurité sociale française ne rembourse pas les protections pour adulte. Pourtant, les patients de certains pays en Europe bénéficient d’une meilleure prise en charge en plus d’une réduction sur la TVA.

Cependant, les personnes âgées en état de dépendance avérée et les handicapés peuvent s’appuyer sur certaines aides sociales pour obtenir le remboursement des protections urinaires. L’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) est l’aide la plus connue en la matière.

Plus encore, certaines mutuelles « spéciale incontinence » offrent une prise en charge complète des problèmes d’incontinence, y compris les protections. Pour en bénéficier, il suffit de choisir la bonne mutuelle et fournir toutes les factures justificatives de vos achats pour en obtenir le remboursement.

Les protections absorbantes pour l’incontinence sont proposées en différents formats, taille et capacités d’absorption. Les prix sont tout aussi variés et vont de moins de 1 € à plus de 2 €, PAR COUCHE. Ces dépenses peuvent très vite devenir une source d’inquiétude pour le patient si elles ne sont pas remboursées par une assurance. Mal géré, ce volet financier peut engendrer des infections urinaires ou de pathologies cutanées périnéales. L’État gagnerait donc à assurer un meilleur remboursement de ces protections pour limiter des problèmes qui à long terme pourraient coûter plus d’argent à la sécurité sociale.

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